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restauration du plan d’eau de Chamalan

Situé en rive droite de la Saône, sur la commune de Quincieux, le plan d’eau de Chamalan fait le bonheur des pêcheurs locaux. D’une superficie de 1,7 hectare, ce plan d’eau est une ancienne gravière créée à la fin des années 60, et aménagée depuis pour la pratique de la pêche.
Depuis quelques années, le plan d’eau souffrait d’un déséquilibre écologique…

Un plan d’eau à connecter à la rivière

Dans un double objectif d’amélioration de la qualité du plan d’eau et de la Saône, une connexion entre ces deux milieux a été créé, permettant d’une part de stopper le phénomène d’eutrophisation du plan d’eau grâce à l’apport des eaux de la Saône, et d’autre part de faire du plan d’eau une importante annexe hydraulique pour la rivière.

Pour ce faire, un chenal d’une largeur de 20 mètres a été creusé dans la digue, et a été accompagné d’aménagement mettant le site en valeur. La mise en place d’une passerelle permet ainsi aujourd’hui de profiter pleinement du lieu en assurant un cheminement réservé aux modes doux. Des aménagements améliorant les habitats piscicoles au sein du plan d’eau ont également été réalisés.

Le projet plus en détails…

Un plan d’eau qui souffrait d’un déséquilibré écologique…
Au fil des ans, ce plan d’eau a connu de trop fortes productions de nutriments générant des situations défavorables au bon équilibre et à la qualité du plan d’eau. La Fédération de pêche du Rhône s’est alors penchée sur le problème et a révélé des taux d’oxygènes anormalement bas à certaines profondeurs et des apports en nutriments extrêmement importants. Ces dysfonctionnements induisaient des conditions de vie difficiles pour la faune aquatique et particulièrement pour les poissons.

Les milieux calmes tels que celui-ci, non connectés à un cours d’eau, ont des eaux peu renouvelées qui vont avec le temps s’appauvrir en oxygène et donc voir leur qualité diminuer… Ce phénomène appelé « eutrophisation » est un syndrome saisonnier lié à un déséquilibre écologique, qui va entraîner l’explosion du développement des végétaux aquatiques et donc se manifester principalement au printemps et en été par une eau verte ou brune.

… et une rivière en manque de milieux annexes
De son côté, la Saône possède de manière générale un déficit marqué de phytoplancton, c’est-à-dire d’organismes végétaux en suspension dans l’eau, qui constituent pourtant la base de la chaîne alimentaire et revêt donc un rôle indispensable dans le bon fonctionnement d’un cours d’eau. Ces organismes végétaux se développent dans les eaux calmes situées proche des berges ou les annexes alluviales (bras morts, bras secondaires, zones humides,…)

Ces milieux annexes, qui sont des zones en eaux connectées à la rivière, vont aussi jouer un rôle majeur dans le fonctionnement global de la rivière en lui offrant une grande variété d’habitats qui, selon leur nature et les espèces concernées, seront des zones de reproduction, de repos ou de nourrissage et de production de phytoplancton.

Une rivière, dans son fonctionnement naturelle, modifie son tracé au fil du temps et créé naturellement des bras morts ou autres annexes alluviales. Mais les aménagements sur la Saône destinés à la lutte contre les inondations et à la navigation ne permettent plus à la rivière de modifier son tracé comme jadis…

Des travaux pour améliorer la qualité de ces deux milieux…
Consciente de ces dysfonctionnements, la Fédération de Pêche du Rhône a mené une étude de faisabilité, finalisée en 2012, pour connecter le plan d’eau de Chamalan à la Saône.

L’EPTB Saône Doubs, expert dans l’ingénierie opérationnelle des milieux aquatiques, a décidé de porter ce projet ambitieux dans le cadre du Contrat de rivière de la Saône. L’Établissement a ainsi repris ce projet, et les travaux se sont déroulés sur les mois de septembre et octobre 2018.

Le chantier a été financé par l’EPTB Saône Doubs, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, l’Europe, la Métropole de Lyon, la Commune de Quincieux,
la Fédération Nationale de la Pêche en France, la Fédération de Pêche du Rhône et ALYVAL pour un budget global de près de 181 400€.

Découvrez les travaux en images…