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vallée de la saône en haute-saône


                                                 Carte d’identité du site

  • Référence :
    Directive Oiseaux – FR4312006
    Directive Habitats Faune Flore – FR43013442
  • Région : Franche-Comté
  • Département : Haute-Saône
  • Superficie : 17 906 ha
  • Nombre de communes concernées : 71
  • Altitude min-max : 184 m – 347 m
  • Autres sites à proximité :
    FR4312015 – FR4301344 Vallée de la Lanterne
    FR4301345 Réseau de cavités à Rhinolophes de la région de Vesoul (6 cavités)
    FR4301351 Réseau de cavités à Minoptères de Schreibers de Franche-Comté (15 cavités)
  • Principaux enjeux :
    Oiseaux forestiers – Forêts alluviales et tempérées – Prairies de fauche – Cours d’eau de tête de bassin

Localisation et caractéristiques du site

Le Val de Saône constitue une vaste zone humide dont la richesse du patrimoine écologique est reconnue au niveau national et européen.

En Haute-Saône cette vallée alluviale représente à la fois un réservoir de richesses biologiques et écologiques, une zone de reproduction et de refuge pour de nombreuses espèces ainsi qu’une ressource économique et touristique importante.

La biodiversité du Val de Saône, intimement liée aux inondations, se caractérise par une mosaïque de milieux naturels à forte valeur patrimoniale comme les prairies humides, les forêts alluviales et les milieux aquatiques (mares, baissières, bras morts, rus…)

Dix milieux d’intérêts européens ont ainsi été recensés, dont les forêts alluviales, les forêts de pentes et les prairies de fauche. Ces zones inondables sont caractérisées en outre par une grande diversité d’espèces animales et végétales souvent menacées.

Dix espèces végétales protégées ont ainsi été observées telles que la Gratiole officinale, l’Ananas d’eau, le Butome en ombelle, la Stellaire des marais…
Le site accueille enfin cinquante six espèces animales remarquables dont le Grand Rhinolophe la Rainette verte ou encore le Courlis cendré et le Sonneur à ventre jaune.

biodiversité du site

Courlis cendré

Gratiole officinale

Rainette verte

Grand Rhinolophe

L’enjeu principal sur le Val de Saône Haut-Saônois est la préservation des milieux agricoles et plus particulièrement des prairies inondables. Sur ce site l’état de conservation des habitats prairiaux n’est pas homogène de l’amont à l’aval de la vallée. D’une manière générale, plus on s’approche de l’aval du site plus les zones ayant un état de conservation favorables sont morcelées.

Suivant l’état de conservation plusieurs secteurs peuvent être distingués :

  • Les secteurs, de Baulay à Conflandey, de la boucle d’Ovanche (de Traves à Fédry) et le secteur de Membrey sont encore peu dégradés.
  • Sur les autres secteurs de la partie centrale du Val de Saône (de l’aval d’Ormoy à Savoyeux), les zones au statut favorable sont plus disséminées, quoique localement encore bien représentées (Jussey…).
  • En aval de Savoyeux, et plus particulièrement en amont et en aval de Gray, les prairies humides en bon état de conservation sont de plus en plus morcelées, et la proportion des parcelles drainées et mises en culture augmente considérablement. Dans une moindre échelle le même phénomène existe dans la partie la plus au nord du Val de Saône haut-saônois (de Jonvelle à Ormoy), mais concerne cependant une zone où la vallée inondable est naturellement plus étroite et moins propice aux vastes étendues de prairies humides.

Le second enjeu porte sur la conservation des habitats forestiers d’intérêt communautaire et d’intérêt communautaire prioritaires. Leur état de conservation est jugé globalement assez bon à bon. Cependant, les superficies restreintes de ces habitats sur la vallée (1 544,7 ha dont seulement 11,7 % sont prioritaires) nécessitent une grande vigilance sur leur évolution et sur leur gestion.

La vallée de la Saône possède une grande variété de milieux. En Haute-Saône cette vallée alluviale représente à la fois un réservoir de richesses biologiques et écologiques, une zone de reproduction et de refuge pour de nombreuses espèces ainsi qu’une ressource économique et touristique importante.

Le Val de Saône constitue une vaste zone humide dont la richesses du patrimoine écologique est reconnue au niveau national et européen. En l’état actuel des connaissances, 10 habitats d’intérêts communautaire (dont 2 prioritaires) sont recensés sur le site. Une étude, en cours de finalisation sur les milieux ouverts devrait avant la fin 2012 préciser ces chiffres. Malgré la mise en culture de certains secteurs, les prairies inondables du lit majeur constituent encore des complexes fonctionnels bien typiques et bien individualisés dans lesquels les groupements végétaux aquatiques, prairiaux ou forestiers restent remarquables.

Milieux ouverts

Parmi les groupements herbacés constituant le lit majeur de la vallée, on distingue :

  • L’arrhénathéraie à Colchique, prairie qui se développe sur les niveaux topographiques supérieurs. Elle est menacée par les cultures en raison du caractère temporaire et court de l’inondabilité du sol.
  • Les prairies inondables à Brome mou et à Séneçon aquatique (6510-7) et pâture mésohygrophile occupent la plus grande partie de la surface alluviale, sur les niveaux topographiques moyens et inondables. Elles présentent une grande diversité floristique, caractéristique des couloirs alluviaux.
  • Les prairies longuement inondables à Oenanthe fistuleuse et le groupement pâturé inondable à Vulpin genouillé sont des groupements rencontrés dans les dépressions mouillées une grande partie de l’année. Deux espèces végétales protégées leur sont associées : la Stellaire des marais et la Gratiole officinale. Ces groupements assurent la transition topographique entre les prairies de niveau moyen et les groupements plus humides ou aquatiques.

L’ensemble de ces prairies est actuellement géré en fauche, pâturage ou système mixte ; les apports de fertilisants sont généralement faibles à nuls. On peut considérer qu’il s’agit de milieux naturels fragiles, menacés par des processus d’intensification (amendement ou mise en culture) ou de conversion (plantation de peupliers) qui ont, jusqu’à présent, relativement épargné le site. Des formations plus linéaires ou ponctuelles de mégaphorbiaies, cariçaies et roselières sont associées à ces ensembles prairiaux. En quelques endroits, ces groupements peuvent atteindre une extension importante (à Rupt-sur-Saône, par exemple).

Des formations plus linéaires ou ponctuelles de mégaphorbiaies à reine des prés (6430-1), cariçaies et roselières sont associées à ces ensembles prairiaux. En quelques endroits, ces groupements peuvent atteindre une extension importante (à Rupt-sur-Saône, par exemple).

Milieux forestiers

Dans le lit majeur de la Saône, se développent également plusieurs types de forêts :

  • La chênaie frênaie ormaie inondable (91F0-3) est bien représentée dans la plaine d’inondation de la Saône. Seule cette vallée (et la zone de confluence avec l’Ognon) présente ce groupement en Franche-Comté. Elle est fragmentaire en amont de Gray (confluences de la Lanterne et de la Superbe, Rupt-sur-Saône, Mercey, Autet) pour devenir plus importante sur la partie basse où elle formait un continuum jusqu’à l’aval de Pontailler-sur-Saône. Ces forêts sont marquées par un régime d’inondation régulier (de quelques décimètres à plus d’un mètre) et sont installées sur des terrains fertiles. Marqués par une grande productivité, ce sont des milieux forestiers exceptionnels par la diversité des essences telles que l’Orme lisse ou le Frêne oxyphylle. Ce dernier est une espèce supraméditerranéenne et ces secteurs constituent les stations les plus septentrionales de l’est de la France.
  • Des aulnaies (91F0) apparaissent dans les secteurs engorgés du lit inondable. Elles sont très localisées (Chaux-les-Port par exemple).
  • Les saulaies (91E0-1) et aulnaies-frênaies de rives (91E0), malgré leur fonction stabilisatrice des berges et épuratrices des eaux, restent fragmentées car supplantées par les peupleraies*. Elles restent malgré tout bien développées sur la basse vallée de la Lanterne. Quelquefois, ces aulnaies-frênaies forment des bois tels que le bois de la Vaivre à Ovanches et le bois des Vernes à Vauchoux.
  • L’érablaie-tiliaie à Scolopendre (9180) est très localisée, de manière linéaire, sur les zones de pente en front de faille des plateaux calcaires sous-jacents. La diversité végétale y est très élevée.

Milieux humides

L’intérêt des habitats prairiaux et forestiers est renforcé par la présence de bras secondaires, de bras morts et de mares temporaires ou non. Ces milieux abritent une végétation originale avec plusieurs espèces protégées.

Ces milieux, sont constitués de nombreux bras morts du Val de Saône lorsque l’eau est stagnante. On y trouve notamment les habitats d’intérêt communautaire :

  • Lacs eutrophes naturels avec végétation (3150)
  • Rivières avec berges vaseuses avec végétation ) (3270)
  • Eaux oligo-mésotrophes calcaires avec végétation benthique (3140)

56 espèces animales protégées ont été recensées sur le site.

Mammifères

Outre le Castor d’Europe dont le retour est suspecté, à la confluence entre la Saône et la Lanterne, le site de la Vallée de la Saône accueuille 17 espèces de chauves souris, dont 7 d’intérêt communautaire.  Ainsi, le Grand Rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, le Vespertilion de Daubenton et le Grand Murin se reproduisent chaque année sur le site. Les cavités et arbres gites de bord de Saône contituent des lieux d’hivernages pour le Petit Rhinolophe, et le Grand Rhinolophe. Enfin, des espèces tels que la Barbastelle, le Vespertilion à oreilles échancrées, et le Vespertilion de Bechstein sont fréquemment observés. Pour mémoire, toutes les espèces de chauves souris sont en France protégées.

Amphibiens

Douze espèces d’Amphibiens sont connues au sein du périmètre Natura 2000 Val de Saône, parmi lesquelles 10 sont intégralement protégées et 2 sont inscrites à l’annexe II de la « directive habitats », le Triton crêté et le Sonneur à ventre jaune.

Poissons

Parmi les nombreuses espèces de poissons peuplant la Saône et ses affluents, trois sont d’intérêt communautaire en raison de leur rareté et de leur état de conservation. C’est le cas notamment de la Bouvière, du Toxostome et du Chabot. Par ailleurs, la présence d’une autre espèce d’intérêt communautaire est pressentie sur le site, il s’agit de l’Apron du Rhône, espèce endémique et dont la responsabilité de conservation repose sur quelques départements français dont la Haute Saône.

Oiseaux

Qu’il s’agisse de haltes migratoires ou de nidification, le site de la Vallée de la Saône  et plus spécialement la confluence avec la Lanterne fait partie des lieux les plus riches en diversité d’espèces d’oiseaux de Franche Comté.

La spécificité des habitats prairiaux de bord de Saône permet la nidification de passereaux de prairies humides telles que le Tarier des prés et le Pipit farlouse. Ces prairies sont également un site de nidification privilégié pour une espèce extrêmement menacée, le Râle des genêts. Les haies ceinturant ces prairies abritent d’autres espèces comme les Pie-grièche écorcheur, Pie-grièche à tête rousse et la Pie grièche grise. 

En marge des espèces, trois espèces de limicoles menacées se reproduisent dans les prairies du val de Saône, le Courlis cendré, le Vanneau huppé et la Bécassine des marais.

Les forêts humides ou de pente jouxtant le cours d’eau sont des habitats propices aux pics. Nichent par exemple en bord de Saône, le Pic mar, le Pic cendré et le Pic noir, mais également dans les milieux forestiers plus ouverts, l’Alouette lulu.

Les roselières ou saulaies qui se sont développées sur les anciens bras ou les zones plus lentiques sont favorables à des espèces telles que le Blongios nain, la Marouette ponctuée, et le Héron pourpré. Sur les berges abruptes errodées par la rivière quand à elles constituent l’habitat privilégié d’espèces comme le Martin pêcheur d’Europe,  et l’Hirondelle des rivages.

Enfin, le site de la Vallée de la Saône abrite un important cortège de rapaces diurnes comme le Milan royal, le Milan noir, mais également les plus rares Busard Saint Martin et Busard cendré.

Dix espèces végétales protégées ont été recensées, dont la Gratiole officinale, l’Aloès d’eau, le Butome en ombelle et la stellaire des marais.

+ d'infos

Quels contrats possibles ?

Plusieurs types de contrats sont proposés aux usagers et gestionnaires du site en fonction de leur activité et des milieux naturels concernés. Quelques exemples :

Sur les zones agricoles :

  • Fauche tardive
  • Limitation de la fertilisation
  • Reconversion de cultures en prairies

Hors zone agricole :

  • Entretien et restauration de secteurs de ripisylve
  • Conservation d’îlot de sénescence et d’arbres sénescents
  • Restauration de forêts alluviales
  • Restauration de mare
  • Entretien de bras morts
  • Entretien de roselières
Président du Comité de pilotage : M. ALLIOT

Les actions proposées dans le cadre de Natura 2000 bénéficient de financements européens FEADER et de crédits État.

 

   

DOCOB du site Natura 2000 « Vallée de la Saône »

Cartes partie Diagnostic

Guillaume BLONDEL-GABORIEAU
Chargé de mission Natura 2000 « Vallée de la Saône »

Antenne de Vesoul
DDT de Haute Saône
24 Boulevard des Alliés – 70000 VESOUL
03 84 96 07 49 – 06 71 45 96 25
guillaume.blondel-gaborieau@eptb-saone-doubs.fr