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lutte contre les espèces exotiques envahissantes

Les plantes exotiques font parties de nos décors ; on introduit sans cesse de nouvelles espèces végétales, notamment pour leur qualité ornementale.

De nombreuses conséquences sont engendrées par le développement de ces espèces. Certaines s’implantent, et quelques-unes finissent même par se propager dans la nature, au point de causer des nuisances économiques voir sanitaires, et de porter atteinte à la biodiversité. Ce sont ce qu’on appelle les espèces exotiques envahissantes.

Ce phénomène d’invasion s’aggrave depuis la fin du 20° siècle en raison de l’augmentation croissante des déplacements des hommes consécutivement au développement de grands axes de communication.

La plus importante conséquence est bien évidement l’atteinte à la biodiversité. Les scientifiques considèrent les invasions biologiques (animales et végétales) comme la deuxième cause de régression de la biodiversité dans le monde, juste après la destruction des habitats.

Les milieux aquatiques sont particulièrement affectées par les plantes invasives, ce qui préoccupe les gestionnaires des espaces naturels. Depuis quelques années, l’EPTB Saône et Doubs mobilise donc les acteurs de l’eau et sensibilise la population sur ces espèces exotiques introduites en France, et qui concurrencent nos espèces indigène.

> parmi elles, deux plantes sont hautement invasives et demandent une veille accrue…

La Jussie

Elle colonise à une vitesse impressionnante les zones en eau stagnante (mares, bras morts, étangs, berges humides…), compromettant le développement de la vie aquatique et plus largement la biodiversité des secteurs contaminés.

Les premières conséquences de la prolifération de Jussie sont d’abord observables au niveau des écosystèmes, mais des conséquences économiques peuvent devenir importantes lorsque l’envahissement se généralise. La Jussie peut en effet remettre en question certaines activités liées à l’eau comme la navigation, la pêche professionnelle et de loisir, la pisciculture…

L’Ambroisie à feuilles d’armoise

Elle affectionne les secteurs remaniés (terres nues, bancs de graviers, cultures, friches, bords de route) et s’avère être hautement allergisante pour toute personne respirant son pollen. En outre, chaque pied de cette plante annuelle produit 1000 graines viables pendant 30 à 50 ans… Imaginez ça sur des terrains voués à de la restauration de zones humides… Les terres sont alors considérées comme « polluées »…

Cette espèce est devenue un sujet de santé publique en France : son pollen, dispersé en grande quantité en fin d’été, est très allergisant. Particulièrement présente en région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Ambroisie étend son aire de répartition dans l’Hexagone. C’est l’une des plantes exotiques envahissantes les plus problématiques en Europe. Des mesures sont mises en œuvre pour l’identifier et la supprimer.

> mais bien d’autres espèces sont présentes sur le bassin de la Saône et du Doubs…

L’Erable negundo

L’Erable negundo (Acer negundo), fait partie des très nombreuses espèces invasives que l’on retrouve en France et en Europe. Cette espèce colonise essentiellement les bords de cours d’eau. En s’installant dans nos ripisylves, elle prend la place des peuplements de saules, frênes, ormes et peupliers. Son système racinaire peu profond empêche la stabilisation correcte des berges.

Le Chêne rouge

Comme la plupart des espèces exotiques envahissantes, le Chêne rouge a été largement introduit en Europe, dès le 18ème siècle, pour ses qualités ornementales, en particulier pour son feuillage automnal qui vire au rouge. Cette essence venue d’Amérique produit de nombreux jeunes arbres, qui colonise rapidement les milieux où il est présent ; elle peut donc devenir une espèce envahissante qui présente peu d’intérêt pour notre faune européenne…

En septembre 2020, un chantier d’élimination de cette espèce indésirable a été mis en œuvre dans le cadre de l’animation du site Natura 2000 « Vallée de la Lanterne » par l’EPTB Saône et Doubs, sur un site géré par le Conservatoire des Espaces Naturels de Franche-Comté…

La population mise à contribution…

La population connaît les plantes invasives sans le savoir : le Buddleia (ou arbre à papillons), le Robinier faux acacia, les herbes de la Pampa…

Document réalisé par l’EPTB Saône et Doubs

de même que les acteurs locaux et gestionnaires !

Les problématiques liées à ces espèces doivent être intégrées dans les projets de travaux, pour identifier les stations présentes et éviter de les disséminer lors du transport des matériaux.

Document rédigé par l’Union professionnelle du génie écologique (UPGE)

Un centre de ressources dédié aux Espèces Exotiques Envahissantes

Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui reconnues comme l’une des principales pressions qui s’exercent sur la biodiversité mondiale.

Pour accompagner l’ensemble des acteurs concernés dans leurs réponses face à ce phénomène, le Comité français de l’UICN et l’Office français de la biodiversité ont déployé un Centre de ressources sur les EEE.

Parce que le meilleur moyen de lutte contre les plantes les plus envahissantes reste la détection précoce, chacun peut signaler les éventuels foyer de Jussie ou d’Ambroisie observés (date de l’observation, commune, lieu-dit, photo). L’EPTB Saône et Doubs reste ainsi disponible pour tous signalements !

d’autres témoignages en France…